9h00. Depuis le 13 octobre 2009, j'ai vendu en tout et pour tout 132
exemplaires de mon 1er roman « Thomas s'en fout ». Oh, bien sûr, ce
n'est vraiment pas grand chose au regard de certains tirages pratiqués ou même
comparé à des livres qui n'explosent pas les plafonds des ventes et qui
vivotent à quelques centaines d'exemplaires.
9h03. Mais peu importe. En me lançant moi-même dans l'auto-édition et la
création d'une auto-entreprise, je savais très bien que je ne pourrais
aucunement concurrencer un circuit de distribution professionnel, ne pouvant
que compter sur moi-même et la bonne volonté de certains pour faire de cette
aventure quelque chose d'intéressant et de motivant. Et je n'ai pas été déçu à
ce niveau-là.
9h04. Ce qui m'intéressait, aussi et surtout, c'était de pouvoir faire
circuler mon texte auquel je crois (et j'y crois toujours !). Que des gens
puissent le découvrir, le lire et bien évidemment l'apprécier.
9h12. Dans une immense majorité des cas, je n'ai pas eu de retour(s) sur ce
que les lecteurs avaient pu penser de « Thomas s'en fout ». J'imagine
que certains ne l'ont pas encore lu faute de temps et/ou d'envie, ou qu'ils
n'ont pas souhaité me dire tout le mal qu'ils en pensaient, qu'ils n'avaient
pas accroché ou que l'achat avait été fait uniquement pour me faire plaisir.
C'est le jeu. En exposant mon « travail » à un public, mon histoire
ne m'appartient plus. Elle voyage comme elle peut.
9h16. Et puis il y a eu des lecteurs qui ont lu le livre et me l'ont fait
savoir. J'ai rougis parfois en lisant leur message ou en écoutant leur
arguments. J'ai été surpris de leur attention, de leur souci de certains
détails et de l'interprétation qu'ils ont pu donner de certaines situations
racontées dans le livre. Là où je pensais pouvoir les piquer au vif, je
découvrais que leur attention s'était portée ailleurs, que ce qui les avaient
marqué était une phrase, un personnage, une scène, une réplique qui ne me
semblait pas outre mesure appeler cette concentration. Comme je le dis plus
haut, « Thomas... » ne m'appartenait plus.
9h17.Alors je me suis amusé à opérer quelques statistiques sur les ventes.
Qui l'a acheté ?
9h20. Sur les 132 exemplaires vendus (au 10 août 2010), ce sont mes amis et
les amis d'amis qui ont été les plus prompts à se procurer mon roman. A quoi
servirait les amis, sinon ? Ils ont en effet été 29 à faire ma fortune,
faisant ainsi profiter leurs propres amis de cette aubaine également à 29
reprises.
9h21. Mes collègues, ô valeureux collègues n'ont pas été en reste, menacés
qu'ils étaient. Ils ont été 23 à passer au supplice de la caisse (13,80 euros,
quand même), offrant au passage 2 exemplaires supplémentaires à leur relation
ou famille.
9h22. La famille, justement. 6 membres ont participé en achetant
« Thomas... » pour eux-mêmes tandis que 19 amis de la famille ont eu
la joie de recevoir l'ouvrage (merci merci merci merci à Brigitte, François et
Yoann !).
9h23. Le cercle professionnel n'est pas en reste avec 11 achats (merci
Facebook !!).
9h24. Enfin, l'univers du blog m'a permis de vendre 11 livres en tout, soit
7 pour des blogueurs ou ex-blogueurs et 4 pour leur relation. Puis 2
personnes-mystères dont j'ignorais tout avant leur achat du livre me l'ont
commandé.
9h25. J'ai également distribué 6 exemplaires gratuitement (ils ne sont pas
comptabilisés dans les 132 exemplaires, bien sûr). 2 étaient destinés au cercle
intime et 4 à des relations. L'idée était de faire voyager
« Thomas ... » et peut-être envisager que ces exemplaires
« presse » puisse faire l'objet de billet, post ou encore chronique
ou simplement d'avis. Echec cuisant puisque ces exemplaires n'ont pas du tout
circulés et seul un des destinataires à mis une photo du livre sur un coin de
page de son blog. Les autres laissant la place à un oubli et à un silence
polis. C'est leur droit. Il y a eu tout de même quelques avis publiés sur la
Toile par des lecteurs, mais je vous laisse le loisir de les découvrir via un
célèbre moteur de recherches si cela vous intéresse...
9h27. Avec le système de l'auto-édition que j'ai adopté, on voit bien les
limites fixées. A savoir qu'il est extrêmement compliqué de sortir des cercles
(familiaux, amicaux et professionnels) pour s'adresser à un public plus large.
Mais je m'en doutais.
9h30. Voilà, en 10 mois la vie de « Thomas s'en fout ». Une belle
aventure, disais-je. Prenante et enthousiasmante. Elle n'est d'ailleurs pas
totalement terminée car, comme je l'ai annoncé, je participerai en novembre
prochain en tant qu'exposant au 1er salon organisé par l'association SIEL de
Paris. J'y présenterai mon livre mais surtout, j'y travaille, je présenterai
mon nouvel ouvrage que je viens tout juste d'achever et qui entre dans une
phase pénible de corrections.
9h31. Une autre aventure débute, en somme... A bientôt, donc.
9h40. Ah, et j'oubliais : encore merci à toutes et à tous pour votre
soutien et votre confiance. Vraiment.