Extraits de "Comme des papillons dans les phares"
Par Thierry Wojciak le mercredi 15 décembre 2010, 08:17 - Lien permanent
Bientôt les fêtes, alors quoi de plus beau qu'un cadeau ? Rien que pour vous, pour ceux qui hésitent encore... Deux extraits de "Comme des papillons dans les phares". Il y en a 218 autres, des histoires...
Ça chauffe parfois du côté de Fort Summer, une ville du sud-ouest du Nouveau-Mexique. Luciano, jeune et fringant retraité de 81 ans, profite de son temps libre pour chasser une souris qu’il a repérée chez lui de son œil d’aigle. Aussitôt la bestiole capturée, il la balance sur un tas de feuilles mortes qu’il est en train de faire brûler dans la cour de sa maison. Manque de bol, le rongeur en feu, encore un brin vivace, décide de s’enfuir et prend la direction de la maison pour s’y cacher et accessoirement… y mettre le feu. Il faut l’intervention de deux casernes de pompiers durant deux heures pour mettre fin au sinistre. La maison de bois est quasiment réduite en cendres. Pour la souris, personne ne sait vraiment…
À la tienne ! Voilà des ouvriers Hongrois heureux. Ils viennent de découvrir un tonneau de trois cents litres contenant du rhum de Jamaïque, alors qu’ils effectuent des travaux de restauration dans une maison. Pas bégueules, les gars se servent des verres histoire de mettre une bonne ambiance, sans doute pour boire à la santé de la propriétaire récemment décédée… Arrivés au bout du bout du contenant, les ouvriers s’étonnent du poids inconsidéré du machin. Vérification faite, ils découvrent que le tonneau contient le corps momifié d’un homme nu. D’après l’enquête menée par la police locale, il s’agit d’un diplomate hongrois mort il y a vingt ans en Jamaïque et que sa veuve a semble-t-il rapatrié sans rien dire à personne, sans même offrir au malheureux une sépulture décente. Quoiqu’un tonneau de rhum, finalement…
C’est dur d’être un héros. Âgé de 25 ans, Benjamin traîne en lui une soif incommensurable de reconnaissance. Infirmier de son état, il travaille aux services des urgences de l’hôpital Banbury, dans le comté d'Oxfordshire (centre de l’Angleterre). Son petit jeu à lui, c’est la réanimation des malades après les avoir… empoisonnés lui-même, afin de s’exciter les neurones. Dix-sept patients, dont deux ont trouvé la mort, ont été ses victimes. Vantard au possible, Benjamin fait l’admiration des foules, alors que sa technique est somme toute assez simple : il utilise de l'insuline, des relaxants ou des sédatifs, des produits inoffensifs à petite dose, mais mortels à haute dose. Condamné à trente ans de prison, « Benjamin considère que jouer avec la vie des patients était le prix qu’il était prêt à payer pour satisfaire ses besoins pervers », martèle le procureur lors du procès. Dix-sept malades en quatre mois…
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